Cendrillon
ou
La Petite Pantoufle de Verre
de Charles Perrault
Il était une fois un Gentilhomme qui épousa en secondes noces une
femme, la plus hautaine et la plus fière qu on eût jamais vue.
Elle avait deux filles de
son humeur, et qui lui ressemblaient en toutes choses.
Le Mari avait de son côté
une jeune fille, mais d une...
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Cendrillon ou La Petite Pantoufle de Verre de Charles Perrault Il était une fois un Gentilhomme qui épousa en secondes noces une femme, la plus hautaine et la plus fière qu on eût jamais vue. Elle avait deux filles de son humeur, et qui lui ressemblaient en toutes choses. Le Mari avait de son côté une jeune fille, mais d une douceur et d une bonté sans exemple ; elle tenait cela de sa Mère, qui était la meilleure personne du monde. Les noces ne furent pas plus tôt faites, que la Belle-mère fit éclater sa mauvaise humeur ; elle ne put souffrir les bonnes qualités de cette jeune enfant, qui rendaient ses filles encore plus haïssables. Elle la chargea des plus viles occupations de la Maison : c était elle qui nettoyait la vaisselle et les montées, qui frottait la chambre de Madame, et celles de Mesdemoiselles ses filles ; elle couchait tout au haut de la maison, dans un grenier, sur une méchante paillasse, pendant que ses sœurs étaient dans des chambres parquetées, où elles avaient de
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Le Petit Poucet
de Charles Perrault
Il était une fois un Bûcheron et une Bûcheronne qui avaient sept enfants
tous Garçons.
L aîné n avait que dix ans, et le plus jeune n en avait que sept.
On
s étonnera que le Bûcheron ait eu tant d enfants en si peu de temps; mais c est
que sa femme allait vite en besogne, et n en faisait...
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Le Petit Poucet de Charles Perrault Il était une fois un Bûcheron et une Bûcheronne qui avaient sept enfants tous Garçons. L aîné n avait que dix ans, et le plus jeune n en avait que sept. On s étonnera que le Bûcheron ait eu tant d enfants en si peu de temps; mais c est que sa femme allait vite en besogne, et n en faisait pas moins que deux à la fois. Ils étaient fort pauvres, et leurs sept enfants les incommodaient beaucoup, parce qu aucun d eux ne pouvait encore gagner sa vie. Ce qui les chagrinait encore, c est que le plus jeune était fort délicat et ne disait mot : prenant pour bêtise ce qui était une marque de la bonté de son esprit. Il était fort petit, et quand il vint au monde, il n était guère plus gros que le pouce, ce qui fit que l on l appela le petit Poucet. Ce pauvre enfant était le souffre-douleur de la maison, et on lui donnait toujours le tort. Cependant il était le plus fin, et le plus avisé de tous ses frères, et s il parlait peu, il écoutait beaucoup. Il vi
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BARBE
BLEUE
de
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La Barbe Bleue
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Le Petit Chaperon Rouge
de Charles Perrault
Il était une fois une petite fille de Village, la plus jolie qu on eût su
voir ; sa mère en était folle, et sa mère-grand plus folle encore.
Cette
bonne femme lui fit faire un petit chaperon rouge, qui lui seyait si bien, que
partout on l appelait le Petit Chaperon rouge.
Un jour sa...
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Le Petit Chaperon Rouge de Charles Perrault Il était une fois une petite fille de Village, la plus jolie qu on eût su voir ; sa mère en était folle, et sa mère-grand plus folle encore. Cette bonne femme lui fit faire un petit chaperon rouge, qui lui seyait si bien, que partout on l appelait le Petit Chaperon rouge. Un jour sa mère ayant cuit et fait des galettes, lui dit : « Va voir comme se porte ta mère-grand, car on m a dit qu elle était malade, porte-lui une galette et ce petit pot de beurre. » Le Petit Chaperon rouge partit aussitôt pour aller chez sa mère-grand, qui demeurait dans un autre Village. En passant dans un bois elle rencontra compère le Loup, qui eut bien envie de la manger ; mais il n osa, à cause de quelques Bûcherons qui étaient dans la Forêt. Il lui demanda où elle allait ; la pauvre enfant, qui ne savait pas qu il est dangereux de s arrêter à écouter un Loup, lui dit : « - Je vais voir ma Mère-grand, et lui porter une galette avec un petit pot de beurre que m
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Lucy
Tous ses voisins adoraient Lucy Quimby.
Elle était gaie, discrète,
serviable - la bonté même.
Les jeunes cadres un peu snobs du quartier
l estimaient physiquement quelconque - elle était, il est vrai, un peu boulotte, un
peu courte sur pattes, un peu trop blonde - mais dans son regard toujours
ensoleillé pétillait...
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Lucy Tous ses voisins adoraient Lucy Quimby. Elle était gaie, discrète, serviable - la bonté même. Les jeunes cadres un peu snobs du quartier l estimaient physiquement quelconque - elle était, il est vrai, un peu boulotte, un peu courte sur pattes, un peu trop blonde - mais dans son regard toujours ensoleillé pétillait une telle gentillesse qu il suffisait qu elle vous dise "bonjour", de grand matin, à l heure où l on achète son journal, pour que l on se sente aussitôt d humeur allègre et que l on ait envie d embrasser ses deux joues rebondies. C est d ailleurs ce qu avait fait Joseph Quimby. Un jour de printemps, courant à son bureau, la serviette sous le bras, il l avait rencontrée, revenant du marché, son panier débordant de carottes et de salades. En passant elle lui avait dit un mot aimable avec, dans l’œil, son bon sourire. Alors pris subitement de folie fantasque, il l avait serrée sur son cœur. Trois mois plus tard, il l avait épousée. Depuis, Joseph
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